Quelques repères pour prendre la mesure d'une réalité que l'on tait.
C'est un enfant toutes les 70 minutes.
Et avec le chiffre réel, proche de 10 000, l'écart se creuse encore.
Un chiffre qui augmente. La mortalité périnatale progresse depuis 2021, après être restée une décennie autour de 10,5 pour 1 000. La hausse tient surtout à la mortinatalité, et les facteurs de risque connus ne l'expliquent qu'en partie.
Une géographie très inégale. Le taux va de 9,3 pour 1 000 en Auvergne-Rhône-Alpes à 21,0 en Guadeloupe, soit un écart de 1 à 2,3. Les Outre-mer sont 60 % au-dessus de la métropole.
Une inégalité sociale. Le taux atteint 12,0 pour 1 000 dans les communes les plus défavorisées, contre 9,5 dans les moins défavorisées. Le surrisque observé chez les mères très jeunes tient d'ailleurs, pour une part, à des conditions socio-économiques plus précaires.
Un rang européen perfectible. En 2019, la France se situait au 16e rang sur 28 pays européens pour la mortinatalité : plusieurs pays font sensiblement mieux, ce qui signale une réelle marge de progression.
Le chiffre d'environ 10 000, incluant les pertes survenues avant 22 semaines, est une estimation des acteurs du champ, non recensée par la statistique officielle.