In/Visibles · Repères
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Le deuil périnatal n'est pas rare.

Quelques repères pour prendre la mesure d'une réalité que l'on tait.

7 398
enfants sont nés sans vie ou morts dans leur première semaine de vie, en France, en 2024.
≈ 10 000
enfants par an en réalité, en comptant les pertes avant 22 semaines.
≈ 20 000
parents endeuillés chaque année : derrière chaque enfant, deux parents.
La cadence

C'est un enfant toutes les 70 minutes.

Mis en regard

Ce que pèse ce chiffre

Et avec le chiffre réel, proche de 10 000, l'écart se creuse encore.

Derrière la moyenne

Un chiffre qui augmente. La mortalité périnatale progresse depuis 2021, après être restée une décennie autour de 10,5 pour 1 000. La hausse tient surtout à la mortinatalité, et les facteurs de risque connus ne l'expliquent qu'en partie.

Une géographie très inégale. Le taux va de 9,3 pour 1 000 en Auvergne-Rhône-Alpes à 21,0 en Guadeloupe, soit un écart de 1 à 2,3. Les Outre-mer sont 60 % au-dessus de la métropole.

Une inégalité sociale. Le taux atteint 12,0 pour 1 000 dans les communes les plus défavorisées, contre 9,5 dans les moins défavorisées. Le surrisque observé chez les mères très jeunes tient d'ailleurs, pour une part, à des conditions socio-économiques plus précaires.

Un rang européen perfectible. En 2019, la France se situait au 16e rang sur 28 pays européens pour la mortinatalité : plusieurs pays font sensiblement mieux, ce qui signale une réelle marge de progression.

Sources

Le chiffre d'environ 10 000, incluant les pertes survenues avant 22 semaines, est une estimation des acteurs du champ, non recensée par la statistique officielle.